Le long convoi s’étire dès l’aube sur les routes.
L’arrivée du cirque dans une ville est déjà un événement : les caravanes, les tentes, le chapiteau s’installent. On s’occupe des animaux. La visite de la ménagerie peut déjà commencer.
Il y a une tradition des familles du cirque, plus ou moins célèbre. Les mêmes numéros se répètent de génération en génération. Souvent on y est né bien que des écoles se soient créées.
Au cirque, on vient pour rire avec les clowns, avoir des sensations fortes avec les trapézistes, admirer le courage des dompteurs, s’interroger après un numéro de magie. C ‘est un spectacle féerique. Avec quelquefois trois représentations dans la journée, la répétition ou la création des numéros, c’est un rythme éprouvant pour les artistes.
Il est 23 heures 30. La parade quitte la piste en musique. Les clowns retirent leurs faux nez et leur maquillage, les animaux regagnent leurs cages, les garçons de piste rangent les accessoires, les lumières s’éteignent. A l’aube tout le monde revient pour démonter le grand chapiteau.
Le convoi reprend sa route de saltimbanques pour une autre ville où l’on donnera encore et toujours du bonheur aux petits et aux grands.
Thierry Penneteau


Créé par le Conseil général des Côtes d’Armor en 1983, le Prix Louis Guilloux récompense l’auteur d’un roman ou récit en langue française s’inscrivant dans la lignée littéraire de Louis Guilloux. Les critères de sélection requis sont l’excellence de la langue, la qualité romanesque du récit, la lucidité du regard posé sur les êtres mais aussi et surtout la « dimension humaine d’une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l’individu au profit d’abstractions idéologiques » que peut contenir une œuvre.
