"Un marin sans tatouage n'en est pas vraiment un", Samuel O'Reilly, tatoueur américain dans le port de New-York
La bibliothèque accueille une exposition de photographies de marins tatoués, liée au livre du même titre de Jérôme Pierrat et Eric Guillon, qui ont centré leurs recherches entre 1890 et 1940.
Voici une présentation du livre par leurs auteurs, elle peut aussi s'appliquer à l'exposition :
"Les marins se sont emparés avec enthousiasme du tatouage. Définitivement accolé à l'exotisme et à l'érotisme, le phénomène s'est propagé et une véritable rage du tatouage est née : les exhibitions de marins tatoués obtiennent un immense succès, la classe ouvrière se laisse séduire. Dans les villes portuaires s'ouvrent les premiers studios et la folie du tatouage gagne l'Amérique. Des spécialistes de ce nouvel art imposent leur nom et leur style. Au-delà de leur esthétique, beaucoup de ces tatouages avaient aussi une signification précise et permettaient aux marins du monde entier de se raconter et d'évoquer sur leur peau leur vie d'aventure". Ainsi savez-vous que la cerise symbolise l'amour physique, charnel et sensuel ? Les femmes de marins se faisaient parfois tatouer un moineau portant à son bec une cerise, ce qui signifiait que leur coeur était pris !
Cette exposition d'une douzaine de photographies de marins américains nous est proposée par l'éditeur La Manufacture de Livres, une rencontre prometteuse est prévue avec Eric Guillon le vendredi 15 novembre.


Créé par le Conseil général des Côtes d’Armor en 1983, le Prix Louis Guilloux récompense l’auteur d’un roman ou récit en langue française s’inscrivant dans la lignée littéraire de Louis Guilloux. Les critères de sélection requis sont l’excellence de la langue, la qualité romanesque du récit, la lucidité du regard posé sur les êtres mais aussi et surtout la « dimension humaine d’une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l’individu au profit d’abstractions idéologiques » que peut contenir une œuvre.
