"Le roman noir est un genre à part entière, sans doute le plus pertinent pour décrire une société en mutation et ses écueils."
Ce mois de février, nous ne sommes pas peu fiers (autant dire que nous sommes franchement contents !) d’exposer les photographies de Carl Denot, graphiste des éditions SIXTO. Ce sont les photographies originales des couvertures des romans policiers de la collection Le Cercle. Pourquoi « Le Cercle » ? « Parce que la littérature policière est plurielle. Polar, thriller, noir... Point de convergence de ces variations : elles racontent des vies qui basculent. (...) Les héros de cette nouvelle collection nous entraînent dans des intrigues captivantes. Sauront-ils affronter ce qu’il y a de plus sombre en eux ? La réponse est dans les livres... » et nous vous invitons à les découvrir à la bibliothèque ! (voir plus bas)
Nous avions déjà (discrètement) croisé la route de Sixto, l’été dernier, puisque la maison édite aussi Briac, auteur de bandes dessinées, dont nous avions exposé des planches (Briac : d’Armen à Méridien).
Voici la présentation de SIXTO par Lionel Durand, l'un de ses fondateurs :
"C’est une maison à flanc de falaise, caressée par les vents océaniques. Les jours de tempêtes, les vagues viennent lécher ses fenêtres. On jurerait qu’elles tentent ainsi d’engloutir les livres abrités au cœur de la bicoque. Il y a là des romans, des bandes dessinées, des livres pour enfants... Celui qui les lit à la nuit tombée doit s’attendre à frissonner, car Sixto, maison d’édition bretonne, se consacre aux littératures policières : polar, thriller, intrigue, roman noir. Si ces littératures sont plurielles, toutes explorent un indicible : le passage à l’acte. Avec un angle de vue propre à chacune, elles interrogent sa mécanique, sa logique, ses résonances sur une trajectoire de vie et les réponses que les sociétés et les époques vont y apporter. Elles sont un outil d’investigation sans égal pour décrypter un milieu, une ville, des mentalités, un pays et son histoire. Décrypter et bien souvent dénoncer aussi, avec l’efficacité qu’autorise le mirage de la fiction. Les littératures policières portent un regard lucide sur leur temps.
Au sein du collectif Sixto qui réunit Nantais, Rennais et Brestois, nous faisons une place particulière au roman noir. Dans la lignée de Patrick Raynal, nous pensons que le roman noir est un genre à part entière, sans doute le plus pertinent pour décrire une société en mutation et ses écueils.
Enfin, être éditeur, c’est pour nous créer à partir de la rencontre d’un auteur et d’une écriture, et soutenir l’expression de talents singuliers. La langue des littératures policières est une langue souvent brute, rude, voire argotique. C’est une écriture du détail et une langue du réel. Si les histoires et les personnages sont fictionnels, les intrigues sont ancrées dans des lieux et des contextes réels."
Nous vous proposons de rencontrer les éditeurs Lionel Durand et Elise Bathany le vendredi 26 février, en savoir plus ici !
Le Cercle :
Mais aussi des bandes dessinées :


Créé par le Conseil général des Côtes d’Armor en 1983, le Prix Louis Guilloux récompense l’auteur d’un roman ou récit en langue française s’inscrivant dans la lignée littéraire de Louis Guilloux. Les critères de sélection requis sont l’excellence de la langue, la qualité romanesque du récit, la lucidité du regard posé sur les êtres mais aussi et surtout la « dimension humaine d’une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l’individu au profit d’abstractions idéologiques » que peut contenir une œuvre.
