couve toni"Je rentrais de l'école et Renato Flash est entré dans ma vie. Une chose était certaine, cette chaussure rendrait mon jeu irrésistible"

Un soir de novembre en sortant de l’école, Toni a LA révélation en passant devant un panneau publicitaire vantant les chaussures de foot Renato Flash : mais bien-sûr, ce sont celles-là qu’il lui faut ! Elles vont faire toute la différence et permettre à son talent de s’épanouir allègrement (en plus elles clignotent) ! Malheureusement, sa maman ne partage pas le même enthousiasme : « Tant que les tiennes te vont encore, il n’y en aura pas de nouvelles ». Même pour Noël ? Oui, même pour Noël, d’ailleurs à ce sujet, cette année ce sera un Noël sans cadeau, à la place et au désespoir de son fils, elle envisage de faire un don ou une bonne action (« Il y a tant de souffrance dans le monde »)… Bon, qu’à cela ne tienne, ses chaussures, il va se les payer lui-même !

Et pour gagner de l’argent, Toni ne manque pas d’idées : entre la distribution de flyers publicitaires, le concert au marché de Noël ou la vente de ses anciens jouets au marché aux puces, cela devrait suffire ! Un jour, il trouve même un billet de 20€ par terre. Mais voilà, dans la pratique, cela ne se passe jamais comme il l’a prévu et l’argent lui filera autrement entre les doigts. Pourtant, à chaque fois, il ne le regrettera qu’à moitié car, s’il n’économise pas pour les chaussures, il vit en contrepartie des aventures, le plus souvent (mais pas toujours) amusantes et avec des copains, des bons moments dont la saveur bien-sûr, n’a pas de prix ! Et qui sait, peut-être qu’un jour il aura malgré tout les Renato Flash aux pieds ?

Voici une bande dessinée sympathique et rafraîchissante, ou l’humour n’est pas en reste ! Toni, c’est le p’tit gars que connaissent tous les enfants, certains se reconnaîtront même certainement en lui : de bonne humeur, confiant, il ne se laisse pas abattre par le refus de sa maman, qui par ailleurs l’encourage dans ses différentes entreprises pour gagner de l’argent. Graphiquement elle est surprenante, Philip Waechter a fait le choix de la monochromie pour chaque épisode, seul le pull rouge de notre jeune héros fait exception et se distingue au fil des cases : un choix original et tout à fait bienvenu ! Pour tous les enfants dès 8 ans, qu’ils soient ou non amateurs de football (ce n’est finalement qu’un prétexte à l’histoire)

(Fabienne)

 

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