"Ecrire, ce n'est pas vivre. C'est peut-être se survivre. Mais rien n'est moins garanti".
L'an dernier, Alain Emery nous avait enchantés par sa conférence sur Jack London dont nous fêtions le centenaire de la mort. Le mot "conférence" d'ailleurs ne me semble pas le plus adéquat pour évoquer cette rencontre. Certes c'en est une mais Alain est aussi un formidable conteur, un amoureux de la littérature et des mots, passionné par son sujet et cet enthousiasme et ce plaisir de transmettre ne s'entendent pas forcément dans le mot "conférence". Ecouter Alain, c'est la certitude de passer un moment chaleureux, de découvrir les différentes facettes d'un auteur - ici Blaise Cendrars- et de partir avec l'envie de le lire ou le relire.
Blaise Cendrars, dont le patronyme et la vie sont en eux-mêmes de la littérature, (comme Jack London), était un baroudeur invétéré, ses voyages et ses aventures ont évidemment nourri son oeuvre, tout comme son expérience de la guerre qui lui inspirera La Main coupée mais aussi J'ai saigné : "Je ne trempe pas ma plume dans un encrier mais dans la vie".
En introduction à la rencontre, voici une archive radiophonique du 7 janvier 1950 dans laquelle Blaise Cendrars répond au Questionnaire de Proust proposé par André Gillois :
Questionnaire de Proust
Rendez-vous le vendredi 8 décembre à 20h30 - entrée libre


Créé par le Conseil général des Côtes d’Armor en 1983, le Prix Louis Guilloux récompense l’auteur d’un roman ou récit en langue française s’inscrivant dans la lignée littéraire de Louis Guilloux. Les critères de sélection requis sont l’excellence de la langue, la qualité romanesque du récit, la lucidité du regard posé sur les êtres mais aussi et surtout la « dimension humaine d’une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l’individu au profit d’abstractions idéologiques » que peut contenir une œuvre.
