Peinture et encre

Il est des découvertes, souvent dues au hasard, qui donnent à la journée un petit supplément d'âme : les peintures et encres de Jenny Darrot sont de celles-là. Femmes qui s'abandonnent, qui lisent ou parfois jouent de la musique, scènes de la vie quotidiennes, cadre intimiste voire feutré, on entend presque la musique en fond de toile ! Nous sommes ravies que Jenny Darrot ait accepté notre invitation à exposer à la médiathèque cet été.

Vernissage de l'exposition le mardi 2 juillet à 18h

L'artiste animera deux ateliers, l'un pour les enfants, l'autre pour les adultes, plus d'info ici

 

Voici quelques mots de Wilfried Messiez, libraire à Moncontour, à propos de son travail :

"Peintre touche à tout gourmande, Jenny Darrot dépose ses encres, ses huiles, ses acryliques ou ses pastels d’un geste enlevé, rapide. Mais si l’œuvre, dans son intention, se joue très vite, dans ce qui reste à voir du geste déposé il n’est pas, il n’est jamais d’urgence. Quand il y a foule dans le cadre, nulle presse ne s’y lit. Les silhouettes réduites à de simples traces laissées dans l’œil s’associent, se mélangent ou se détachent, leurs attitudes sont très précises : ce sont celles du plaisir pris ensemble, à simplement être là, à participer de cet instant. C’est ce plaisir, que l’on croyait jusque-là insaisissable, qui nous est rendu par la danse de son pinceau.


Chorégraphies enlevées où l’on devine un pinceau qui glisse, effleure, parfois s’attarde, un peu rêveur, sans jamais abandonner son vol. Quand la couleur est employée, ce sont des tons chauds, une fin d’été qui s’attarde ou bien encore le clair-obscur d’un intérieur éclairé de vieilles lampes, aux murs tendus de tapisseries. Il y fait bon, si l’on est vêtu c’est pour le seul plaisir du contact des étoffes sur la peau, ou le bonheur d’association des motifs.


Femmes lascives ou rebelles, indifférentes ou séductrices, toujours leur liberté, leur présence abandonnée vous concerne : c’est vous le regardeur. Elles, elles étaient, elles sont insaisissables et elles le resteront. Sur la toile flotte comme un parfum léger attestant du frou-frou de leur passage.


Leur corps, leur visage, parfois réduit à une bouche, un nez, la courbe d’un profil, une frange, toujours – qu’elles vous fixent, vous affrontent ou vous échappent – vous renvoient vos yeux de spectateur absent ou trop indiscret. Plus tard vous vous demanderez longtemps où avez-vous croisé un tel regard. C’est qu’il n’était pas sur la toile : retournez-y, vous ne l’y trouverez pas, il ne vous quittera plus."

 

 

 

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